Je vais commencer de manière décontract' sans me poser de questions. Il y a quelques jours, je me suis dit "eh pourquoi pas découvrir Bored to death?" alors c'est ce que j'ai fait (je suis quelqu'un qui écoute ses envies moi!).infos sur la série: http://bored-to-death.serieslive.com/
Bored to death 1x01 Stockholm Syndrom.
Avant de regarder ce pilote, je ne savais pas grand chose de Bored to death. Quasiment rien en fait, si ce n’est d’avoir vu accolés au nom de la série trois noms. Jason Schwartzman, Zack Galifianakis et Ted Danson.
Quelquefois quelques nom suffisent n’est-ce pas ?
Et n’importe quoi avec Jason Schwartzman a mon attention. On a tous nos petits chouchous, pour moi c’est cette gentille tête de con. D’ailleurs (passé la surprise de voir qu’il s’agissait d’une série HBO – je n’ai jamais rien regardé sur HBO qui dure 30 min l’épisode…) nous ne sommes pas dépaysés par les débuts de la série (et son mignon petit générique). C’est un peu comme tomber sur un de ces films indépendants, dans lesquels évolue souvent Schwartzman, dans la veine d’un Wes Anderson, d’un Little Miss Sunshine pour citer l’un des plus connus, où l’on retrouve la petite musique pop indé, les images d’un quotidien un peu décalé, un rythme un peu cotonneux... C’est agréable, mais sur la durée de toute une série ? La lassitude est l’un des risques majeurs, je suis déjà pas mal lassée à cause de cette mode des films indépendants joyeux-tristes-mais quand même un peu joyeux alors…
Mais la lassitude pourrait se voir confrontée à un bel obstacle. La gentille surprise que nous offrent les situations et les personnages décalés. La scène de la chambre d’hôtel en est le parfait exemple, la conversation entre Schwartzman (à ce stade, inutile de me demander de retenir les prénoms) et l’anglais était bien sympa. Vous allez me dire, pas très original deux personnages qui font buddy-buddy parce qu’ils viennent tous les deux de se faire larguer…Mais il y a une fille pieds et poings liés derrière. Je ne donne pas dans le SM ou le role playing. C’est juste que le fait que cette fille soit l’ex séquestrée de l’un et la disparue recherchée par l’autre rend la situation cocasse.
Les personnages (non pas de transition). Ils sont fort sympathiques pour l’instant. Mais cliché. Le héros est un écrivain en mal d’inspiration un peu trop porté sur notre amie MJ et le vin blanc. C’est quoi, ce truc avec les écrivains en mal d’inspiration d’ailleurs ? Qu’on m’explique la follie des scénaristes autour d’eux parce que j’ai du mal. Je veux bien croire que c’est une chose à laquelle un scénariste s’identifie mais j’ai du mal à comprendre pourquoi ils pensent que les spectateurs peuvent s’y retrouver aussi facilement, c’est pas vraiment le cas. Mais bon, un looser reste un looser, même si c’est à cause d’une page blanche. Et le looser, c’est universel. Tout le monde s’y identifie, ça, il n’y a pas de risques. Et les seules personnes qui ne s’identifieraient pas à un looser ne regardent pas HBO, parce que les personnes qui ne se sont jamais senties looser de leur vie ne regardent pas la télé, trop occupées qu’elles sont à gravir l’Everest entre deux meeting de Medecins sans frontière et l’expérimentation du vaccin contre le cancer qu’elles ont découvert le jour où John Williams a cassé sa baguette de chef d’orchestre, dégoûté de jalousie face à leur talent de compositeur. Donc, sans réelle originalité, le personnage principal se retrouve au bout du roller (à comprendre comme le bout du rouleau pour un looser). Une petite amie partie, lui laissant tout un tas de livres prêts à tomber et un syndrome de la page blanche sur son ordinateur. Et ça lui donne envie de jouer aux détectives. Soit. Et il y arrive. Soit. Mais de manière bien maladroite. C’est plus ça. Et du coup j’ai envie de lui faire rencontrer Veronica Mars (sans elle, la référence à Marlowe me serait passée au dessus de la tête, inculte que je suis).
Ses compères, joués par les excellents Danson et Gialfetasalakis, ne sont pas beaucoup plus originaux. Quoique ce dernier gagne trois milles points (oui je fais les comptes) en pleurnichant vers la fin de l’épisode, juste après avoir lancé « Je veux être le seul bébé dans la vie d’une femme ». Je l’aime déjà lui, à en vouloir lui botter le cul. Et Gialfetasalakis je l’aime beaucoup, même si j’ai du mal avec son nom. En parlant des acteurs, ils sont le vrai « truc » de la série, qui définissent son identité et son potentiel. Schwartzman n’a pas forcément encore le style qui convient au format, mais il est lui, et en attendant ses progrès, ça me suffit. Danson, je peux regarder des mauvais épisodes de Damages juste pour voir sa tronche, et Gialfetasalakis me fait dire que Tru Calling, c’était plutôt bon. Alors les voir gambader dans ce petit univers sympatoche, ensemble, ce n’est pas de refus, je me préviens, je risque de m’y ennuyer un peu, mais je veux bien m’ennuyer un peu avec eux.
Pétits détails capitaux sans importance :
- J’aime beaucoup les déménageurs juifs du début. Et j’avoue que pendant 5 minutes le fait que soit écrit sur leur camion de déménagement « first month free » a mis mon esprit à ébullition. J’ai toujours pas compris ^^
- Jason Schwartzman, pour ceux qui sont intéressés par ma vie, mes goûts et lui…enfin surtout intéressés par lui, a été mon coup de cœur depuis Marie-Antoinette. Il déchire tout en Louis XVI…et il déchire tout en faisant visiter Versailles à-la-mtv dans les bonus du dvd. Si vous avez l’occasion, regardez donc les bonus du film Marie-Antoinette.
Même si vous n'en avez pas l'occasion:


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